Comment sont fabriqués les tapis d'Orient ?

Comment sont fabriqués les tapis d'Orient ?

Les tapis orientaux sont fabriqués à la main selon un savoir-faire traditionnel qui remonte à plusieurs siècles. Leur fabrication est un processus minutieux et complexe, impliquant plusieurs étapes :

Tout commence par la sélection des matériaux :

- La laine : La laine est souvent la matière principale utilisée, surtout pour les tapis perses et turcs, car elle est durable et douce. Certains tapis sont également faits en soie, ce qui les rend encore plus précieux. 

- La soie : Effectivement plus prestigieuse, elle est utilisée pour les tapis les plus luxueux, la soie offre une brillance unique et un nouage nettement plus dense du fait de la finesse du fil.

- Le coton : Le coton est parfois utilisé pour les bases du tapis, offrant une texture plus souple et légère, ce qui sert de trame pour le nouage du tapis.

Si c'est la laine qui est choisie (comme dans la majeure partie des cas, voici comment elle est préparée :

La laine est d'abord lavée pour la débarrasser de toute impureté et pour la rendre plus douce. Elle peut ensuite être teinte à l'aide de colorants naturels ou chimiques selon les traditions locales. Les tapis persans ou turcs sont très souvent colorés naturellement, d'où leur délicatesse au moment du nettoyage.
La laine est par la suite filée plusieurs fois pour donner un fil fin pour commencer le nouage/tissage.

Une fois la laine colorée et filée, place au tissage :

Le métier à tisser : Les tapis orientaux sont tissés à la main sur des métiers traditionnels, souvent verticaux ou horizontaux. Le processus de tissage est très précis et peut prendre des mois, voire des années pour les tapis les plus fins.

Le nouage est la méthode la plus courante utilisée dans la création des tapis orientaux. Il existe plusieurs types de nœuds, mais les deux plus répandus sont :

- Le nœud persan (ou Farsh), qui crée des motifs très détaillés et est plus serré.

- Le nœud turc (ou Ghiordes), qui est plus simple et plus rapide à réaliser.

Chaque nœud est fait à la main, en enroulant le fil autour des fils de chaîne pour former un nœud qui est ensuite coupé pour créer les poils du tapis.

Nouage des différents motifs : 

 

Les motifs sont souvent très complexes et peuvent représenter des formes géométriques, des fleurs, des animaux ou des scènes mythologiques, selon la région d’origine du tapis. Les artisans suivent des patrons ou des dessins traditionnels, parfois créés à l'avance, pour tisser chaque section du tapis.

 

Ensuite, l'artisan s'occupe de la découpe et du finissage :

 

Après le tissage, les fils excédentaires sont coupés et le tapis est soigneusement lavé pour enlever les résidus de teinture. Par la suite, le tapis est ensuite rasé ou "peigné" pour uniformiser la hauteur des poils, ce qui permet de révéler les détails des motifs.

 

Enfin, l'artisan s'attaque aux finitions, c'est à dire les bordures :

La bordure du tapis est souvent faite de fils solides et renforcés, tissés pour maintenir les bords du tapis en place et éviter qu’ils ne s'effilochent. Ces bordures peuvent aussi être décorées. 

Une fois terminé, le tapis est séché, souvent à l'air libre, et inspecté minutieusement pour vérifier la qualité du tissage, des motifs et des couleurs. Les imperfections sont corrigées avant que le tapis ne soit prêt à être commercialisé.

Ce processus peut varier légèrement d'une région à l'autre (Perse, Turquie, Inde, etc.), mais l'essentiel reste le même : la fabrication d'un tapis oriental est un travail long et minutieux qui nécessite des compétences artisanales transmises de génération en génération. Cela explique la beauté, la qualité et la valeur de ces tapis.

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